Rivière du Jarret : Marseille adopte un plan de gestion écologique
La Ville de Marseille a annoncé le 1er octobre un plan de gestion écologique pour la rivière du Jarret, qui prévoit achats de terrains, parcours pédagogique et réglementation des usages.
Par Léa Simon · Journaliste
2 min de lecture

La Ville de Marseille a annoncé jeudi 1er octobre la mise en place d'un plan de gestion écologique sur la rivière du Jarret et ses abords. Le dispositif, présenté sous le nom de trame turquoise, vise à préserver les espèces et les milieux naturels qui bordent le cours d'eau. Il combine entretien des berges, acquisitions foncières et encadrement des usages, indique la municipalité.
Où passe la rivière du Jarret ?
Le Jarret ne désigne pas seulement la rocade connue des Marseillais, mais la rivière que recouvre ce boulevard de ceinture, rappelle la Ville. Le cours d'eau prend sa source dans les massifs de l'Étoile et du Garlaban, puis rejoint l'Huveaune dans le quartier de Sainte-Marguerite, dans le 9e arrondissement.
Son tracé traverse trois communes :
- Allauch ;
- Plan-de-Cuques ;
- Marseille.
La rivière coule tantôt à l'air libre, tantôt en souterrain. Ses abords forment des espaces de nature en ville, notamment aux Bengalis, à la Bégude et dans le parc de la Ravelle, dans le 13e arrondissement.
Qu'appelle-t-on une trame turquoise ?
La Ville emploie ce terme pour désigner la rencontre entre les milieux végétaux et les milieux aquatiques. Parcs, jardins et friches urbaines naturelles constituent selon elle un réseau où les espèces vivent et se déplacent ; lorsque ce réseau borde un cours d'eau, la trame verte et la trame bleue se superposent.
La municipalité souligne que ce milieu évolue et se transforme, et qu'il doit être accompagné dans le temps. C'est l'objet du plan de gestion adopté, conçu pour préserver le site et les espèces tout en maintenant son accès au public.
Quelles actions sont engagées sur les berges ?
Trois types d'interventions sont menés le long du cours d'eau, selon la Ville :
- la fauche alvéolaire et tardive, qui laisse des zones non tondues ;
- l'éradication des espèces exotiques envahissantes ;
- une protection partielle des boisements des berges, annoncée comme prochaine.
La Ville organise par ailleurs deux rendez-vous destinés aux habitants : l'événement « Le Jarret en fête », programmé au printemps, et la première édition de l'opération « Jarret propre », consacrée au ramassage des déchets abandonnés dans la nature. Des projets pédagogiques avec les écoles sont évoqués, sans calendrier précisé.
Ce qui est annoncé pour la suite
La municipalité indique vouloir acheter des terrains afin de préserver les espaces bordant la rivière. Elle annonce aussi l'identification de cheminements et la conception d'un parcours pédagogique pérenne.
Dernier volet : la réglementation des usages du site et la création d'une signalétique d'information et de sensibilisation à ses entrées. Cet encadrement de la fréquentation rapproche le Jarret d'autres espaces naturels du territoire, à l'image de la calanque de Sugiton, où l'accès estival se fait sur réservation.
La Ville n'a pas communiqué de montant ni d'échéance pour ces acquisitions foncières.


