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Biodiversité : Marseille décroche son premier titre de Capitale française

Le jury du concours national a désigné Marseille lauréate de l'édition 2026, lundi 5 octobre. Le trophée récompense 32 actions de restauration de la nature menées par la Ville et ses partenaires.

Par · Journaliste

3 min de lecture

Photo d'illustration
Photo d'illustrationCrédit : Francesco Ungaro / Pexels, Licence Pexels

La Ville de Marseille a été désignée lauréate du concours national Capitale française de la biodiversité, lundi 5 octobre. C'est la première fois que la commune obtient ce trophée. L'annonce a été faite par la municipalité, cinq ans après l'accueil du Congrès mondial de la nature et trois ans après sa reconnaissance comme « Territoire engagé pour la nature ».

Qui décerne ce trophée ?

Le jury réunit le ministère de la Transition écologique, le ministère de la Cohésion des territoires, l'Office français de la biodiversité, l'ensemble des agences régionales de la biodiversité et des institutions scientifiques et techniques. Il a officialisé le palmarès lundi.

L'édition 2026, placée sous le thème de la restauration de la nature, a réuni 70 collectivités candidates. Le concours vise aussi à constituer un recueil de pratiques reproductibles par d'autres communes et intercommunalités.

Quelles actions sont récompensées ?

Le trophée porte sur 32 actions menées par la Ville et ses partenaires, à terre, en mer et dans les parcs, indique la municipalité.

Domaine Nombre d'actions
Espaces terrestres, cours d'eau et massifs 10
Littoral, îles et milieux marins 11
Parcs et jardins 11

Hervé Menchon (Les Écologistes), adjoint au maire chargé de l'environnement et de la biodiversité, y voit « une très belle récompense du travail accompli ces dernières années, et des ambitions à venir », selon Made in Marseille.

Que contient le volet marin ?

La Ville met en avant l'aire marine protégée des îles du Frioul, soit 850 hectares, et la démarche « Île durable » sur l'archipel. Le Plan Posidonie 2024-2028 sert de feuille de route pour la préservation de l'herbier marin.

Plusieurs programmes scientifiques y sont associés :

  • REPOSEED, pour la restauration des herbiers par plantation de graines ;
  • Transpo Marseille, réimplantation de boutures dans la baie du Prado ;
  • Re²POs, suivi de l'état de santé des herbiers ;
  • GEBPOMA, gestion des banquettes de posidonie.

S'ajoutent les récifs artificiels du Prado et le projet ConnectMed, des nurseries à poissons installées au stade nautique Florence Artaud et de nouvelles bouées de mouillage écologique pour la plongée et la plaisance.

Et dans la ville ?

Le dossier municipal recense un réseau de 284 friches urbaines naturelles, des espaces de nature spontanée préservés comme réservoirs de biodiversité. L'appel à projets « Pépites naturelles » soutient par ailleurs des initiatives associatives de proximité.

Figurent aussi au palmarès le plan de gestion écologique de la rivière du Jarret, la restauration de la grotte Loubière pour favoriser le retour des colonies de chauves-souris et la renaturation des terrains de la montée des Iris, incendiés à l'Estaque en juillet 2025.

Dans le massif de l'Étoile, le site expérimental CLIMED suit les effets du changement climatique sur la garrigue, et la bastide de la Mure fait l'objet d'une réhabilitation. La Ville cite également sa trame noire, avec une cartographie de la pollution lumineuse et un atlas de la biodiversité nocturne.

Combien de parcs sont labellisés Écojardin ?

Onze parcs municipaux sont labellisés « Écojardin », qui encadre la gestion écologique des sols, de l'eau et de la biodiversité. Deux autres sont en cours de labellisation.

La Ville avait présenté trois parcs dès la création du label, en 2012 : l'Oasis (15e), la Buzine (11e) et le parc central de Bonneveine (8e). Les parcs de la Moline (12e) et Saint-Cyr (10e) ont suivi en 2013, la colline Saint-Joseph (9e) en 2015, le parc Athéna (13e) en 2017 et le parc Bortoli (8e) en 2019.

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Rubriques :Marseille