Lycée Marie-Curie : l'IGPN saisie après un coup de matraque sur un lycéen
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique et avec arme après l'intervention policière du 7 octobre devant le lycée Marie-Curie.
Par Léa Simon · Journaliste
2 min de lecture
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique et avec arme, après l'intervention policière menée le mercredi 7 octobre 2026 devant le lycée Marie-Curie, à Marseille. L'enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur et 20 Minutes, c'est la première fois que la police des polices est saisie à Marseille depuis le début de la mobilisation lycéenne.
Que s'est-il passé devant le lycée Marie-Curie ?
Des élèves et des enseignants étaient rassemblés devant l'établissement, dont l'accès était bloqué. Des CRS sont intervenus sur place dans la matinée.
Un lycéen a été blessé à la tête au cours de cette intervention. Il a été pris en charge par les secours et a reçu des points de suture au crâne, rapportent les deux médias.
Comment la préfecture de police justifie-t-elle l'intervention ?
Dans sa version des faits, reprise par France 3 et 20 Minutes, la préfecture de police décrit la séquence suivante :
- les forces de l'ordre ont été visées par des tirs de mortiers d'artifice venant de manifestants ;
- plusieurs sommations ont été faites avant tout emploi de la force ;
- du gaz lacrymogène a ensuite été utilisé pour disperser le rassemblement.
La préfecture fait également état de CRS blessés lors de cette intervention. Le décompte diffère d'une rédaction à l'autre, il n'est donc pas repris ici.
Sur quoi s'appuie l'enquête ?
La scène a été filmée par plusieurs témoins. Les images, diffusées sur les réseaux sociaux et par des médias, montrent un policier porter un coup de matraque à la tête du jeune homme, indiquent les deux rédactions.
C'est à partir de ces vidéos et des témoignages recueillis sur place que la saisine de l'IGPN a été décidée dans la soirée du 7 octobre. Les investigations doivent établir les circonstances exactes de l'usage de la force contre le lycéen.
Dans quel contexte cette intervention a-t-elle eu lieu ?
L'épisode s'inscrit dans la série de blocus qui touche les lycées marseillais depuis plusieurs semaines. Une nouvelle journée d'action était organisée le jeudi 8 octobre, avec des rassemblements devant plusieurs établissements de la ville.
Des incidents avaient déjà été signalés en marge de ces mobilisations, dont le cas d'une passante brûlée au visage près de la place du 4-Septembre, au début du mois d'octobre.
Quelles suites sont connues à ce stade ?
Aucune conclusion de l'IGPN n'a été rendue publique. Les deux médias ne font état d'aucune décision du parquet au-delà de l'ouverture de l'enquête et de sa transmission à la police des polices.
La qualification retenue à ce stade reste celle de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique et avec arme.

