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Droit à l'IVG : Marseille organise une soirée de sensibilisation le 1er octobre

La Ville de Marseille a annoncé jeudi 24 septembre une soirée consacrée au droit à l'avortement, le 1er octobre à partir de 18h30 chez Marthe, dans le quartier de la Plaine. Accès sur inscription.

Par · Journaliste

3 min de lecture

La Ville de Marseille a annoncé jeudi 24 septembre une soirée de sensibilisation au droit à l'interruption volontaire de grossesse. Elle se tiendra le jeudi 1er octobre à partir de 18h30, chez Marthe, dans le quartier de la Plaine, à l'occasion de la Journée internationale pour le droit à l'avortement fixée au 28 septembre. L'accès se fait sur inscription.

Que prévoit la soirée du 1er octobre ?

Horaire Temps fort
19h Projection en plein air d'« Annie Colère », de Blandine Lenoir (2022, 1h59)
21h Discussion sur l'histoire et l'accès au droit à l'IVG
21h30 Atelier du Planning familial 13

Le temps de débat est animé par le Dr Naima Hamdaoui, présidente du Collège de gynécologie médicale Marseille-Provence, et par l'équipe bénévole du Planning familial 13, indique la Ville. Une buvette solidaire propose restauration et boissons payantes sur place.

Pourquoi la Ville s'empare-t-elle du sujet ?

En 2025, l'Assemblée citoyenne du futur a été saisie de la question de la santé des femmes, de ses spécificités et des inégalités de santé entre les genres. Parmi ses propositions figure l'accompagnement des femmes lors d'une IVG, en particulier l'information du public.

La municipalité dit soutenir plusieurs structures de santé sexuelle et de défense des droits des femmes, qu'elle subventionne :

  • le Planning familial 13 ;
  • le CIDFF ;
  • le CRIPS.

Elle avait déjà organisé, le 25 novembre 2024, une projection-débat autour des documentaires « Vous devrez rester vigilantes », de Marie de Brauer et Esther Meunier, et « Que Sea Ley », de Juan Solanas. Ces actions s'ajoutent aux dispositifs de prévention en santé déployés dans la région.

Où en est le droit à l'avortement en France ?

Le 8 mars 2024, le Parlement a voté l'inscription dans la Constitution de la liberté garantie de recourir à l'IVG. La France est devenue le premier pays au monde à inscrire ce droit dans sa loi fondamentale. La période de recours a par ailleurs été allongée et le délai de réflexion de sept jours supprimé.

Toutes les femmes, y compris mineures et sans autorisation parentale, peuvent avorter jusqu'à 14 semaines de grossesse. Selon la Ville, ce droit reste fragilisé par des campagnes de désinformation et des attaques idéologiques.

Comment se déroule une IVG aujourd'hui ?

Selon le terme de la grossesse et le choix de la femme, l'avortement est médicamenteux ou instrumental. Le rendez-vous peut être pris auprès d'un médecin ou d'une sage-femme dans plusieurs cadres :

  • un cabinet de ville ;
  • un établissement de santé, hôpital ou clinique ;
  • un centre de santé ou un centre de santé sexuelle ;
  • une téléconsultation.

L'acte est pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais ni dépassement d'honoraires possible. Il est protégé par le secret, y compris pour les mineures.

Que rappelle l'histoire de la loi Veil ?

La loi autorisant l'IVG a été promulguée le 17 janvier 1975, portée par la ministre de la Santé Simone Veil. Devant l'Assemblée nationale, celle-ci avait déclaré : « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes, c'est toujours un drame. »

Ce vote avait été précédé du Manifeste des 343, publié en 1971 dans Le Nouvel Observateur et rédigé par Simone de Beauvoir, signé notamment par Jeanne Moreau, Catherine Deneuve et Marguerite Duras. En 1972, le procès de Bobigny jugeait Marie-Claire Chevalier, qui avait avorté après un viol subi à 16 ans, et sa mère Michèle, défendues par l'avocate Gisèle Halimi.

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