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Prévention du suicide : 20 093 appels au 3114 en Paca en 2025, en hausse de 73 %

L'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur a détaillé le 10 septembre ses dispositifs de prévention du suicide. Le centre régional, porté par l'AP-HM, coordonne trois lignes d'action depuis 2023.

Par · Journaliste

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Photo d'illustrationCrédit : MART PRODUCTION / Pexels, Licence Pexels

L'Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur a publié le 10 septembre 2026, jour de la Journée mondiale de la prévention du suicide, un point sur les dispositifs déployés dans la région. Le communiqué détaille l'activité 2025 des trois principaux outils de repérage et de suivi. En France, les décès par suicide ont reculé de 14 % entre 2012 et 2022, rappelle l'agence.

Qui coordonne la prévention dans la région ?

Depuis 2023, la région dispose d'un Centre régional de prévention du suicide (CRPS Paca), porté par l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille. Il pilote trois dispositifs, dont l'ARS donne les résultats pour l'année 2025.

Dispositif Public visé Activité 2025 en Paca
3114, numéro national Personnes en détresse, proches, professionnels 20 093 appels, soit +73 % sur un an
VigilanS Personnes ayant fait une tentative de suicide 1 702 personnes accompagnées
ASMA Moins de 18 ans après une tentative 765 adolescents suivis

Le 3114 est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La hausse des appels traduit une meilleure connaissance du dispositif, indique l'ARS. L'association ASMA, qui assure une mission de contact et de veille auprès des mineurs, a étendu son action au département des Alpes-Maritimes depuis le 1er janvier 2026.

Comment se former au repérage des signes de mal-être ?

L'ARS finance plusieurs formats de formation, ouverts aux professionnels comme aux citoyens. En 2023, l'agence a financé 49 formations. Quatre dispositifs coexistent :

  • les premiers secours en santé mentale (PSSM), pour repérer les troubles psychiques et agir en situation de crise ;
  • les formations sentinelles, destinées aux citoyens et aux professionnels non cliniciens ;
  • les sessions de sensibilisation des professionnels au contact des adolescents, lancées en décembre 2024, soit cinq soirées de formation ;
  • les formations spécialisées pour les professionnels de santé, sur l'évaluation du risque suicidaire et la gestion de crise.

Quelles ressources existent pour les jeunes ?

La région compte six maisons des adolescents. À côté, l'ARS cite le Fil Santé Jeunes (0 800 235 236), service national d'écoute anonyme et gratuit pour les 12-25 ans, et Nightline France, ligne d'écoute ouverte tous les soirs de 21 h à 2 h 30 pour les étudiants d'Aix-Marseille et de Nice, au 04 95 05 01 86. Le service sera étendu à Toulon à partir de 2027. SOS Amitiés propose également une écoute par appel, chat ou messagerie.

En milieu scolaire, l'agence s'appuie sur le jeu « Bien ou Quoi », développé par ASMA, pour renforcer les compétences psychosociales des adolescents et former les professionnels à son animation. La santé des jeunes fait par ailleurs l'objet d'une campagne régionale sur la prise en charge des 15-24 ans atteints de cancer, lancée début septembre.

Pourquoi la période qui suit l'accouchement est-elle visée ?

Selon l'ARS, le suicide est la première cause de mortalité maternelle en France, jusqu'à un an après la fin de la grossesse. L'agence estime la prévalence de la dépression post-partum entre 15 et 20 % en France et à 20,5 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Dispositif spécifique régional en périnatalité Méditerranée Paca Corse Monaco porte une expérimentation sur le sujet.

Le bulletin régional de Santé publique France sur la santé périnatale entre 2012 et 2024, publié le 8 juillet 2026, mesurait de son côté à 19 % la part des femmes présentant des symptômes de dépression du postpartum en Paca en 2021, et à 30 % celles souffrant d'anxiété. Le même bulletin relève des indicateurs de précarité et de morbidité maternelle plus défavorables dans les Bouches-du-Rhône que dans le reste de la région.

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