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Le G7 des ministres des Affaires étrangères se réunit au Pharo les 9 et 10 novembre

Marseille accueille la deuxième réunion formelle des ministres des Affaires étrangères du G7, au palais du Pharo. Le réseau des ports créé contre le narcotrafic maritime s'y réunit pour la première fois.

Par · Journaliste

3 min de lecture

Le palais du Pharo accueille les 9 et 10 novembre une réunion formelle des ministres des Affaires étrangères du G7, dans le cadre de la présidence française. Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, y recevra ses homologues d'Allemagne, du Canada, des États-Unis, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la Haute Représentante de l'Union européenne. L'information est rapportée par Made in Marseille.

Pourquoi le palais du Pharo ?

La présidence française a retenu le site pour ses commodités logistiques, adaptées à une rencontre qui exige un niveau de sécurité élevé, indique Made in Marseille. Le bâtiment, construit sous Napoléon III pendant le Second Empire, donne sur la mer et sur le port.

Selon le même média, Marseille avait déjà reçu le G7 au Pharo il y a quinze ans. Pour s'y rendre en transports en commun, notre guide des tarifs et de la carte de la RTM détaille les pass et les conditions d'accès à chaque profil.

Que vont discuter les ministres ?

La réunion doit permettre aux ministres de « coordonner leurs positions sur les grands sujets d'actualité en matière de politique étrangère », selon le Quai d'Orsay, cité par Made in Marseille. Trois dossiers sont annoncés :

  • l'Ukraine, présentée comme une priorité de la présidence française ;
  • la stabilisation de la situation au Proche et au Moyen-Orient ;
  • la coordination sécuritaire en Indo-Pacifique.

Une session de travail sur l'intelligence artificielle est également prévue, selon Made in Marseille, cet outil pouvant servir au contrôle des ports et au scan des cargos.

Qu'est-ce que le réseau des ports du G7 ?

Lors de leur première réunion formelle, en mars, les membres du G7 avaient mis en place une task-force chargée de créer un réseau de ports et d'outils destinés à empêcher les flux maritimes de stupéfiants, indique le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Ce réseau des ports des pays du G7 a été créé en juin à Évian et se réunira pour la première fois à Marseille, en marge de la rencontre, rapporte Made in Marseille. Toujours selon ce média, il a depuis été rejoint par la Corée du Sud et le Brésil, par les ports du Havre et de Londres et par Interpol. Une restitution des premiers travaux est à l'ordre du jour.

La lutte contre les réseaux de stupéfiants marseillais a déjà donné lieu cette année à une vaste opération contre la DZ Mafia.

Quels autres chantiers la présidence française a-t-elle ouverts ?

Le ministère des Affaires étrangères a détaillé plusieurs initiatives lancées en mars, sous le mot d'ordre d'une « présidence d'équilibre, de convergences et de résultats » :

  • le soutien à une levée de fonds internationale pour restaurer l'enceinte de confinement de Tchernobyl, endommagée par une frappe russe en 2025 ;
  • l'organisation d'une conférence de lutte contre le Captagon, drogue de synthèse qui arrive aux portes de l'Europe ;
  • la préfiguration d'une Banque régionale pour la reconstruction et le développement au Proche-Orient ;
  • une conférence régionale dans les Caraïbes contre le narcotrafic ;
  • la sécurisation des chaînes d'approvisionnement en minerais critiques.

Cette première réunion formelle des ministres des Affaires étrangères s'était tenue les 26 et 27 mars à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, dans les Yvelines. Les ministres y avaient adopté une déclaration sur l'Iran appelant à la protection des civils et des infrastructures civiles énergétiques, et le ministre français y avait reçu son homologue ukrainien pour présider une session consacrée au soutien du G7 à l'Ukraine.

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Rubriques :Marseille