Festival du film judiciaire : huit projections à Marseille du 16 au 19 novembre
La Ville de Marseille a annoncé mercredi 14 octobre la troisième édition du Festival du film judiciaire, du 16 au 19 novembre. Huit films, chaque séance suivie d'un débat, au tarif de 8 euros.
Par Léa Simon · Journaliste
3 min de lecture

Le Festival du film judiciaire de Marseille se tiendra du lundi 16 au jeudi 19 novembre 2026. La Ville de Marseille, qui a publié le programme mercredi 14 octobre, annonce huit projections réparties dans sept salles de la ville, chacune suivie d'un débat. Il s'agit de la troisième édition.
Qui organise le festival ?
La manifestation est portée par plusieurs partenaires du monde judiciaire et du cinéma :
- le tribunal judiciaire de Marseille ;
- le barreau de Marseille ;
- le Conseil départemental de l'accès au droit des Bouches-du-Rhône ;
- l'Union des cinémas du Sud de la France ;
- la Ville de Marseille.
Selon la Ville, la sélection réunit des films qui interrogent les questions liées à la justice, au droit, à la vérité et aux libertés publiques. Les débats qui suivent les séances sont animés par des magistrats, des avocats et des professionnels du cinéma.
Quel est le programme jour par jour ?
Toutes les projections commencent à 19h30. Deux séances sont programmées en parallèle les trois premiers soirs.
| Date | Film | Cinéma |
|---|---|---|
| Lundi 16 novembre | Fjord, de Cristian Mungiu | Le Prado |
| Lundi 16 novembre | Rien à perdre, de Delphine Deloget | Alhambra |
| Mardi 17 novembre | On vous croit, de Charlotte Devillers et Arnaud Dufey | Bonneveine |
| Mardi 17 novembre | Les Choses humaines, d'Yvan Attal | Pathé Les 3 Palmes |
| Mardi 17 novembre | Dossier 137, de Dominik Moll | Pathé La Joliette |
| Mercredi 18 novembre | Omar m'a tuer, de Roschdy Zem | Pathé Madeleine |
| Mercredi 18 novembre | La Nuit du 12, de Dominik Moll | Le Chambord |
| Jeudi 19 novembre | La Maison des femmes, de Mélisa Godet | Artplexe |
La soirée d'ouverture est consacrée à Fjord, film primé au Festival de Cannes 2026. Le récit suit un couple roumano-norvégien installé dans un village isolé au fond d'un fjord : la découverte d'ecchymoses sur leur fille déclenche une enquête pour maltraitance.
Quels sujets abordent les films retenus ?
Plusieurs titres portent sur des procédures pénales et sur la place des victimes. Les Choses humaines suit une accusation de viol et le procès qui s'ensuit, en passant par le point de vue de chaque partie. On vous croit met en scène une mère dont le fils de 10 ans accuse son père de viol, entre procédures pénales et familiales.
D'autres films portent sur le travail des enquêteurs. Dossier 137 suit une enquêtrice de l'IGPN chargée de déterminer les responsabilités dans la blessure grave d'un manifestant lors d'un tir de LBD. La Nuit du 12 se déroule à la police judiciaire de Grenoble, autour du meurtre d'une jeune femme brûlée vive. Omar m'a tuer revient sur l'affaire Omar Raddad, ce jardinier marocain accusé du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 puis condamné.
Qu'est-il prévu pour la clôture ?
La dernière soirée, jeudi 19 novembre à l'Artplexe, est consacrée à La Maison des femmes, de Mélisa Godet. Le film suit une interne en médecine qui découvre le quotidien d'une structure accueillant des femmes victimes de violences.
Deux intervenantes seront présentes à cette séance : Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de la première Maison des femmes, ouverte en 2016 à Saint-Denis, et Sophie Tardieu, praticien en santé publique et cofondatrice de la Maison des femmes de Marseille, ouverte en 2022. La Ville de Marseille avait déjà consacré une soirée de sensibilisation au droit à l'avortement début octobre.
Chaque séance est facturée 8 euros.