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Violences du 17 octobre à Marseille : Benoît Payan demande des comptes à l'État

Des individus ont pénétré dans l'hôtel de ville et attaqué le commissariat de la police municipale samedi. Le maire met en cause l'organisation du maintien de l'ordre dans le centre-ville.

Par · Journaliste

2 min de lecture

Photo d'illustration
Photo d'illustrationCrédit : Haberdoedas Photography / Pexels, Licence Pexels

La journée du samedi 17 octobre a été marquée par des heurts et des dégradations dans le centre-ville de Marseille, en marge de la mobilisation. Des individus ont pénétré dans l'hôtel de ville, sur le Vieux-Port, et le commissariat central de la police municipale, sur la Canebière, a été pris pour cible. Le maire Benoît Payan a demandé des comptes à l'État sur l'organisation du maintien de l'ordre, rapportent France 3 Bouches-du-Rhône et Destimed.

Que s'est-il passé dans le centre-ville ?

Les deux rédactions font état de nombreux incidents dans les artères du centre, à quelques centaines de mètres du Vieux-Port. L'intrusion dans la mairie historique a laissé des traces matérielles limitées mais symboliques, avec un buste de Marianne mis à terre. Les locaux de la police municipale de la Canebière ont été dégradés avant que des individus ne se présentent devant la mairie.

Le site consacre par ailleurs un guide aux repères de la course Marseille-Cassis, autre grand rendez-vous marseillais de l'automne.

Pourquoi le maire met-il en cause le dispositif policier ?

Benoît Payan affirme avoir alerté la préfecture de police dès la veille, par écrit, pour que le commissariat de la police municipale soit sécurisé. Cette demande n'a pas été suivie d'effet, selon ses déclarations rapportées par les deux médias.

Le maire met également en cause le nombre de forces mobilisées en amont. Il avance qu'une seule compagnie de CRS était présente le matin dans la deuxième ville de France, alors que des débordements étaient anticipés. Il dit avoir constaté, devant la mairie, que l'accès au bâtiment s'était retrouvé dégagé après un mouvement du cordon de CRS.

Comment les renforts ont-ils été obtenus ?

Selon France 3 Bouches-du-Rhône et Destimed, le maire indique avoir dû appeler lui-même trois responsables nationaux pour réclamer des renforts :

  • le président de la République ;
  • le Premier ministre ;
  • le ministre de l'Intérieur.

Des compagnies supplémentaires ont ensuite été déployées dans le centre-ville au cours de la journée. Le maire juge ce manque d'anticipation inacceptable et dit vouloir savoir pourquoi des dégradations ont pu être commises sans réponse immédiate.

Le maire visait-il les manifestants ?\n

Benoît Payan distingue les auteurs des dégradations des personnes venues manifester pacifiquement. Les deux sources le rapportent dans les mêmes termes : il désigne des casseurs sans revendication, qu'il dit venus pour en découdre, et réclame des suites judiciaires.

La mobilisation du 17 octobre portait, côté manifestants, sur l'école, la vie chère et la justice sociale. À Marseille, deux rassemblements étaient prévus dans la journée, aux Réformés et au Vieux-Port. Le maire a tenu un point presse à l'hôtel de ville en fin de journée, alors que des incidents étaient encore signalés dans le centre.

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Rubriques :Marseille