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Dengue à Marseille : l'ARS déclare clos l'épisode de cas autochtones d'août

Dans son point de situation du 19 octobre, l'ARS Paca indique que les deux cas autochtones de dengue signalés en août à Marseille n'ont pas été suivis d'autres contaminations.

Par · Journaliste

3 min de lecture

Photo d'illustration
Photo d'illustrationCrédit : Ignacio Vazquez / Pexels, Licence Pexels

L'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur a publié lundi 19 octobre un point de situation sur les maladies transmises par le moustique tigre. Au 13 octobre, trois épisodes de transmission autochtone avaient été recensés dans la région depuis le début de la surveillance renforcée. Celui de Marseille est clos, indique l'ARS.

Que s'est-il passé à Marseille ?

Deux cas autochtones de dengue ont été signalés en août dans la ville, après un premier cas autochtone détecté dans le 12e arrondissement. Des opérations de démoustication et une campagne de porte à porte ont été menées. Aucun nouveau cas n'est apparu à la suite de ces actions, ce qui a permis à l'agence de clore l'épisode.

Un cas est dit autochtone lorsque la personne a contracté la maladie sur le territoire national sans avoir voyagé dans une zone où le virus circule. La transmission se fait de personne à personne par la piqûre d'un moustique tigre infecté.

Quels foyers restent surveillés dans la région ?

Les deux autres épisodes concernent le Var. À Cavalaire-sur-Mer, l'ARS fait état de nouveaux cas identifiés récemment dans une zone proche du périmètre initial, ce qui justifie selon elle une vigilance accrue sur la commune.

Commune Maladie Cas autochtones Situation
Marseille (13) Dengue 2, signalés en août Épisode clos
Saint-Raphaël (83) Chikungunya 2, signalés le 25 septembre Aucun cas depuis, vigilance maintenue
Cavalaire-sur-Mer (83) Chikungunya 15, premiers signalements à partir du 22 septembre Nouveaux cas dans une zone voisine

L'agence qualifie de relativement modérée la circulation de ces maladies dans la région cette année, tout en appelant au maintien de la vigilance.

Quelles mesures sont engagées après un signalement ?

Dès la déclaration d'un premier cas autochtone, des opérations de démoustication sont réalisées par l'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen, sur la voie publique comme dans les jardins privés des lieux fréquentés par les malades. L'objectif est d'éliminer les moustiques susceptibles de transmettre le virus et leurs gîtes de ponte.

Les équipes de l'ARS et de Santé publique France mènent en parallèle des investigations sur les zones de transmission pour rechercher d'éventuels cas secondaires et informer les habitants. Établissements de santé, médecins libéraux, laboratoires d'analyses et pharmacies des secteurs concernés sont également mobilisés pour faciliter le diagnostic. L'ARS demande aux médecins de la région de rester vigilants devant toute suspicion de chikungunya, y compris chez des patients n'ayant pas voyagé.

Comment se protéger et limiter la prolifération ?

L'agence rappelle trois consignes. Pour éviter les piqûres, elle recommande l'application d'un répulsif cutané, en particulier le matin et en fin de journée, des moustiquaires pour les nouveau-nés et les personnes alitées, ainsi que des vêtements couvrants et amples. Les bracelets anti-insectes, huiles essentielles, appareils à ultrasons et rubans gluants ne sont pas recommandés, leur efficacité n'étant pas démontrée.

En cas de forte fièvre, de douleurs articulaires ou musculaires, d'éruption cutanée ou de maux de tête, l'ARS invite à consulter immédiatement son médecin traitant. Pour empêcher la ponte, elle demande de :

  • vider au moins une fois par semaine les coupelles de plantes et tout objet retenant de l'eau, mobilier de jardin et bâches comprises ;
  • ranger à l'abri de la pluie jouets, seaux et arrosoirs ;
  • fermer hermétiquement ou couvrir d'une moustiquaire les réserves d'eau.

La surveillance renforcée des arboviroses, activée depuis le 1er mai, court jusqu'au 30 novembre. L'ARS publie par ailleurs des points réguliers sur la circulation du virus West Nile dans les Bouches-du-Rhône.

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Rubriques :Marseille