Sébastien Delogu placé en garde à vue après l'altercation avec des policiers
Le député La France insoumise a été placé en garde à vue jeudi 27 août à Marseille, trois jours après une altercation avec trois policiers en civil dans son immeuble. Deux plaintes ont été déposées.
Par Léa Simon · Journaliste
2 min de lecture

Le député La France insoumise Sébastien Delogu a été placé en garde à vue jeudi 27 août à Marseille. La mesure a été annoncée par le parquet de Marseille, trois jours après une altercation avec trois policiers en civil dans l'immeuble où réside l'élu. Les faits ont donné lieu à deux plaintes, une de chaque côté.
Que s'est-il passé dans l'immeuble du député ?
Les trois policiers, en civil, s'étaient présentés lundi dans l'immeuble marseillais de Sébastien Delogu. Ils recherchaient un homme soupçonné d'un vol de montre, qui résidait à la même adresse.
La scène a commencé dans le hall de l'immeuble, avant de se poursuivre à l'étage où loge le député. Les échanges y ont dégénéré. 13ALactu était revenu sur le déroulé de l'altercation entre le député et les trois policiers.
Sur quoi les deux versions divergent-elles ?
Le député soutient qu'il n'a pas pu s'assurer qu'il avait bien affaire à des fonctionnaires de police, faute d'identification de leur part au moment où ils voulaient entrer. Les trois agents, eux, dénoncent des propos outrageants tenus à leur encontre, ce que conteste la défense de l'élu.
Les deux récits se rejoignent en revanche sur plusieurs points :
- trois policiers, en tenue civile, étaient présents ;
- ils intervenaient pour retrouver un suspect dans une affaire de vol de montre ;
- la scène a débuté dans le hall de l'immeuble du député ;
- chacune des deux parties a ensuite saisi la justice.
Pourquoi deux plaintes ont-elles été déposées ?
Les policiers ont porté plainte pour outrage après l'altercation. Sébastien Delogu a de son côté déposé plainte contre X, visant des violences qu'il attribue à des personnes se présentant comme des fonctionnaires de police.
La garde à vue de jeudi s'inscrit dans le cadre de l'enquête ouverte pour outrage. Le député y a été entendu pendant plusieurs heures au commissariat, assisté de son avocat, Me Yonès Taguelmint.
Qui a rendu la garde à vue publique ?
C'est le parquet de Marseille qui a annoncé la mesure à l'AFP, jeudi après-midi. Les deux plaintes, celle des trois policiers et celle du député, relèvent désormais de la juridiction marseillaise.


