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Cancer du poumon : l'AP-HM copilote le dépistage organisé Impulsion en Paca

L'ARS Paca a annoncé le 13 août le déploiement régional d'Impulsion, programme pilote de dépistage du cancer du poumon par scanner à faible dose, copiloté par l'AP-HM et le CHU de Nice.

Par · Journaliste

3 min de lecture

Photo d'illustration
Photo d'illustrationCrédit : Anna Shvets / Pexels, Licence Pexels

Le programme pilote de dépistage organisé du cancer du poumon Impulsion est déployé en Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Agence régionale de santé Paca l'a annoncé le 13 août 2026. Le dispositif s'adresse aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans et repose sur un scanner thoracique à faible dose.

Qui pilote le programme dans la région ?

L'organisation régionale est portée conjointement par l'AP-HM et le CHU de Nice, via l'IHU RespirERA, en lien avec l'ARS Paca, indique l'agence. La région fait partie des cinq territoires pilotes retenus au niveau national.

Le maillage repose à ce jour sur :

  • 14 centres investigateurs, chargés des consultations d'inclusion, qui seront prochainement 25 ;
  • 16 centres de radiologie agréés, chargés des scanners ;
  • une liste actualisée en ligne des professionnels participants.

Au niveau national, Impulsion est financé à hauteur de 6 millions d'euros par l'Institut national du cancer, avec le soutien de la Direction générale de la santé et des ARS pour son déploiement territorial.

Qui peut en bénéficier ?

Le programme prévoit l'inclusion de 20 000 participants à l'échelle nationale, âgés de 50 à 74 ans, fumeurs ou ex-fumeurs ayant arrêté depuis moins de quinze ans. Le repérage peut être fait par un médecin généraliste ou un autre professionnel de santé.

Une personne peut aussi se porter volontaire directement, sur le site dédié au dépistage du cancer du poumon ou en appelant le 3433, précise l'ARS.

Comment se déroule le dépistage ?

Le parcours commence par une consultation dite d'inclusion. Le soignant y vérifie l'éligibilité, informe sur les modalités pratiques et recueille l'accord de participation. Si la personne fume toujours, un accompagnement à l'arrêt du tabac lui est proposé de façon systématique.

La personne prend ensuite rendez-vous dans un centre de radiologie agréé pour le scanner thoracique à faible dose. Elle et son médecin traitant reçoivent les résultats dans un délai de quinze jours.

Résultat du scanner Suite donnée
Aucune anomalie détectée Nouveau scanner à un an, puis tous les deux ans
Anomalie détectée Consultation médicale et examens complémentaires
Personne toujours fumeuse Accompagnement au sevrage tabagique proposé

Le scanner thoracique est pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais. Les consultations associées sont prises en charge dans les conditions habituelles.

Pourquoi la région est-elle particulièrement concernée ?

Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes, le troisième chez les femmes, et la première cause de mortalité par cancer, rappelle l'ARS. Son taux de survie nette à cinq ans est de 20 %. Dans 73 % des cas, il est détecté à un stade avancé.

La maladie évolue longtemps sans symptôme, ce qui explique la part des diagnostics tardifs. Les études citées par l'agence estiment qu'un dépistage par scanner à faible dose pourrait réduire de 20 à 25 % la mortalité liée à ce cancer, soit jusqu'à 13 000 décès évités en cinq ans au niveau national.

Le tabagisme est responsable de plus de 80 % des cancers du poumon. Malgré une baisse constatée ces dernières années, Paca reste la région où la proportion de fumeurs quotidiens est la plus élevée : 21 % des adultes déclarent fumer tous les jours, selon les données 2024 de Santé publique France reprises par l'ARS. Le tabagisme y est responsable de près de 6 000 décès prématurés et évitables chaque année.

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