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Le Havre-OM (0-1) : un penalty de Greenwood et l'OM repasse sixième avant Rennes

L'OM bat Le Havre 0-1 grace a un penalty de Greenwood. Les Olympiens remontent sixiemes avant la derniere journee contre Rennes au Velodrome.

Par · Journaliste

5 min de lecture

Le Havre-OM (0-1) : un penalty de Greenwood et l'OM repasse sixième avant Rennes

Six points sur quinze possibles avant ce déplacement au Stade Océane. Une défaite à Nantes (3-0) encore en travers de la gorge. Et un Habib Beye que tout le monde voyait déjà sorti de Marseille à la fin de la semaine.

Dimanche soir, l'OM est rentré du Havre avec trois points qui changent tout. Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans le jeu, un penalty arraché à la VAR, et Mason Greenwood pour conclure d'un tir qui frôle le poteau avant de finir au fond. 0-1, score serré, et un classement qui sourit à nouveau aux Olympiens à sept jours de la fin du championnat.

Comment l'OM a-t-il gagné au Stade Océane ?

Le match a longtemps ressemblé à ce qu'on voit depuis deux mois. Un OM brouillon, qui ne trouve pas ses circuits, et un adversaire qui ferme les espaces sans forcer son talent. Le Havre, qui joue son maintien, a posé son bloc bas et attendu les contres. Pendant cinquante minutes, ça n'a pas bougé.

Le tournant arrive à la 55e. Greenwood frappe un coup franc, le ballon part dans la surface, et la main de Lucas Gournath-Douath est claire. L'arbitre laisse jouer, puis va consulter la VAR. Penalty pour Marseille. L'Anglais prend ses responsabilités, trompe le gardien d'un tir qui claque sur le poteau intérieur avant de rentrer.

Le reste, c'est de la gestion. Geronimo Rulli sort deux arrêts importants en fin de match, Leonardo Balerdi tient sa défense, et l'OM s'accroche jusqu'au coup de sifflet. Trois points qui rappellent que ce groupe sait encore faire le minimum quand il faut.

Pourquoi cette victoire change la donne au classement ?

Sur le papier, 0-1 contre un mal-classé, ça ne soulève pas les foules. Sauf que le résultat tombe au bon moment. Combiné à la défaite de l'AS Monaco face au LOSC (0-1), il permet aux Olympiens de doubler le club de la principauté et de remonter à la sixième place de Ligue 1.

Cette sixième place, c'est la dernière qualificative pour la Ligue Europa Conférence la saison prochaine. Avant ce week-end, l'OM glissait à la septième position, hors d'Europe, avec un compteur de quatre défaites sur les six dernières journées. Ce dimanche, le club a rattrapé in extremis le wagon européen.

Reste maintenant à confirmer. Dimanche prochain au Vélodrome, contre Rennes, lors de la 34e et dernière journée. Un match à domicile, contre un adversaire qui n'a plus rien à jouer, et tout pourrait se sceller en quatre-vingt-dix minutes.

Greenwood, l'homme qui sauve Beye

L'autre histoire de la soirée, c'est la relation entre l'attaquant anglais et son entraîneur. La semaine avait été marquée par des fuites dans la presse parisienne. Beye aurait stoppé un entraînement à cause d'une attitude de Greenwood. L'ambiance serait au plus bas. Le vestiaire serait fracturé.

Sur le but du penalty, les deux hommes se sont longuement serrés dans les bras au bord du terrain. Une accolade qui valait tous les démentis. En conférence de presse, Beye n'a pas caché son agacement. « Quand je vois les mensonges racontés à mon sujet, ça m'attriste. Rien n'est plus vérifié, c'est la course à la mauvaise information. »

L'entraîneur a confirmé avoir interrompu une séance « 2 minutes 30 avant la fin », mais a démenti tout lien avec Greenwood. Sur l'Anglais, il a tenu à recadrer le récit ambiant. « Il n'était pas obligé de le faire, mais je le remercie. Ce soir, il a tout donné et il a marqué ce penalty, c'est ce qui compte. »

Greenwood, de son côté, a brièvement parlé après le match. Pas de problème avec son coach, selon lui. Sa célébration vers la tribune presse a parlé pour lui.

Rennes au Vélodrome : un match piégeux dans une ambiance bizarre

La dernière journée de Ligue 1 se jouera dimanche 17 mai à 21 heures. L'OM reçoit Rennes au Vélodrome. Sur le papier, c'est jouable. Les Bretons n'ont plus rien à attendre de cette saison, terminée pour eux depuis plusieurs semaines.

Sur le terrain, ça promet d'être autre chose. Habib Beye sait qu'une victoire scelle la qualification européenne. Une défaite, ou un match nul couplé à une remontée de Monaco, et l'OM finit hors d'Europe. De quoi enflammer encore un peu plus une saison déjà compliquée.

Leonardo Balerdi a promis la victoire au micro de Ligue 1+ après le match du Havre. Le défenseur argentin sait ce qu'il a à perdre. Pas l'Europe seulement, mais la crédibilité d'un groupe qui s'est fracassé contre Nantes et qui doit terminer la saison la tête haute.

Le stade mort, l'autre menace qui pèse sur le Vélodrome

Sauf que le Vélodrome de dimanche prochain risque de ne pas ressembler à un Vélodrome. Les groupes de supporters phocéens préparent depuis plusieurs jours une action coup-de-poing. L'idée : un stade silencieux, sans bâches, sans tifos, sans tambours et sans chants organisés.

Le message vise la direction du club, pas les joueurs. Les ultras reprochent à Mehdi Benatia et à Pablo Longoria d'avoir laissé filer la saison après le départ de Roberto De Zerbi en février. La gestion sportive, les recrutements de janvier, le choix de prolonger Beye sans contrat solide. Beaucoup en prennent pour leur grade.

Pour les joueurs, jouer un match à enjeu européen dans un stade vidé de son ambiance, ça promet d'être étrange. Au Vélodrome, l'apport du public a souvent fait la différence dans les moments tendus. S'il décide de se taire, l'OM devra trouver ses ressources tout seul.

Et après ? L'été chaud des Olympiens

Quoi qu'il arrive dimanche, l'intersaison sera mouvementée. Stéphane Richard est annoncé à la présidence en juillet, avec mission de restructurer la direction sportive. Plusieurs cadres pourraient quitter le club. Font partie des noms cités dans la presse spécialisée :

  • Pierre-Emerick Aubameyang
  • Pierre-Emile Højbjerg
  • Geoffrey Kondogbia
  • Mason Greenwood

Le mercato s'annonce comme celui de la dernière chance. Avec ou sans Europe la saison prochaine, le club phocéen ne pourra pas faire l'économie d'un projet sportif clair. Marseille n'a plus joué une coupe d'Europe à la hauteur de son standing depuis trop longtemps.

Mais avant tout ça, il y a Rennes. Un match. Une dernière marche. Et un Vélodrome qui jouera, ou pas, son rôle de douzième homme. Réponse dimanche soir.

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Rubriques :MarseilleSport