Port de Marseille-Fos : 1,3 milliard d'euros d'investissements prévus d'ici 2029
Par Thomas Reynaud · Journaliste
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Le Grand Port Maritime de Marseille-Fos vient de présenter son plan stratégique 2025-2029 au salon MIPIM de Cannes. Le montant total des investissements prévus atteint 1,3 milliard d'euros, un record pour le port marseillais. Ce plan vise à renforcer sa position de première porte d'entrée maritime du sud de l'Europe.
Quels sont les projets phares ?
Le projet le plus visible concerne la transformation de la halle J0 sur le port, un bâtiment industriel de 12 000 mètres carrés qui sera reconverti en espace mixte, entre activités portuaires et ouverture sur la ville. Les travaux devraient démarrer fin 2026 pour une livraison prévue en 2028.
Autre chantier majeur : l'électrification des quais de croisière. D'ici 2027, le port sera capable d'alimenter simultanément trois paquebots en électricité à quai, ce qui leur évitera de faire tourner leurs moteurs diesel pendant les escales. Le coût de cette infrastructure est estimé à 150 millions d'euros, cofinancés par l'Union européenne.
Le fret aussi en ligne de mire
Le plan prévoit la modernisation des terminaux conteneurs de Fos-sur-Mer. L'objectif est d'augmenter la capacité de traitement de 20% d'ici 2029, en investissant dans des portiques automatisés et des systèmes de gestion numériques. Le port espère ainsi capter une part du trafic qui transite actuellement par Gênes ou Barcelone.
La connexion ferroviaire avec l'hinterland fait aussi partie des priorités. Le plan prévoit la création de nouvelles navettes ferroviaires régulières entre Fos et Lyon, puis Fos et Turin. Actuellement, seulement 15% du fret quitte le port par le rail, un chiffre que la direction veut porter à 25%.
42 propositions du monde économique
En parallèle, le collectif Tous Acteurs, qui regroupe 180 structures économiques de la métropole, a formulé 42 propositions aux candidats des municipales pour dynamiser l'économie locale. Parmi elles :
- la simplification des permis de construire pour les entreprises
- la création de zones franches dans les quartiers nord
- le développement de formations aux métiers portuaires
Le collectif existe depuis 2018 et pèse de plus en plus dans le débat local.


