Incendie aux Pennes-Mirabeau : trois mineurs interpellés après un tir de feux d'artifice
Un feu a parcouru 2 000 m² de pinède samedi 5 septembre au soir aux Pennes-Mirabeau. Le même jour, la préfecture interdisait l'accès à neuf des vingt-cinq massifs des Bouches-du-Rhône.
Par Thomas Reynaud · Journaliste
3 min de lecture

Un incendie s'est déclaré samedi 5 septembre à 20 h 55 sur les hauteurs des Pennes-Mirabeau, au niveau du moulin de Pallières. Le feu a parcouru 2 000 m² de pinède avant d'être circonscrit à 22 h 10, puis éteint le lendemain matin, selon France 3 Bouches-du-Rhône. Trois adolescents âgés de 14 à 16 ans ont été interpellés.
Que s'est-il passé samedi soir ?
Selon France 3, qui cite le Sdis des Bouches-du-Rhône, trois départs de feu ont été provoqués par des tirs de feux d'artifice. Dix-sept camions de pompiers ont été engagés sur un terrain difficile d'accès, en forte pente, où les flammes progressaient en sous-bois. La mairie a indiqué le soir même que les auteurs avaient été interpellés par la police municipale, rapporte le média régional. Le secteur des Pennes-Mirabeau était classé en orange pour le risque de feu de forêt ce jour-là.
Quels massifs étaient interdits ce samedi ?
La préfecture avait classé le risque comme très sévère sur neuf des vingt-cinq massifs du département, où l'accès, la présence, la circulation des personnes et les travaux étaient strictement interdits :
- Arbois ;
- Chaîne des Côtes ;
- Côte Bleue ;
- Étoile ;
- Garlaban ;
- Lançon ;
- Les Roques ;
- Pont de Rhaud ;
- Quatre Termes.
Dans les seize autres massifs, seuls les travaux étaient encadrés : ils n'étaient autorisés que de 5 h à 13 h, avec un dispositif de prévention et d'extinction adapté.
Sur quoi repose cette interdiction ?
Le cadre est fixé par un arrêté préfectoral du 22 avril 2025, qui définit les conditions d'accès, de présence et de circulation dans les massifs forestiers. La préfecture rappelle que les Bouches-du-Rhône sont le département le plus exposé au risque de feu de forêt en France métropolitaine, en raison des températures élevées, du vent, de la sécheresse des sols et d'une humidité basse qui rend la végétation vulnérable au moindre départ de feu.
Les services de l'État rappellent aussi l'origine des sinistres : neuf feux de forêt sur dix sont d'origine humaine, et un sur deux est lié à une imprudence. Un mégot, une étincelle ou un barbecue suffisent.
Quelles règles s'appliquent aux abords des forêts ?
La préfecture énumère les interdictions permanentes à respecter :
- feux et barbecues interdits aux abords des forêts ;
- interdiction de fumer en forêt ;
- mégots à jeter dans un cendrier, jamais par la fenêtre d'un véhicule ;
- pas de travaux générant des étincelles à proximité de la végétation.
En cas de départ de feu, le 18 ou le 112 doivent être appelés.
Comment savoir si un massif est accessible ?
La préfecture publie chaque jour, pour la journée du lendemain, une cartographie des vingt-cinq massifs du département, avec un code couleur indiquant les zones fermées et celles où seuls les travaux sont limités. Le classement change d'un jour à l'autre selon les conditions météorologiques.
L'arrêté ne porte que sur les massifs forestiers. Le littoral reste une solution de repli les jours de fermeture, comme la plage de la Pointe Rouge et ses accès en bus, desservie par le réseau RTM dont les tarifs varient selon le profil. Les randonneurs qui ignorent une interdiction s'exposent aux sanctions prévues par l'arrêté préfectoral.


