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West Nile : neuf cas humains confirmés dans les Bouches-du-Rhône depuis mai

Santé publique France et l'ARS Paca ont publié début septembre un point sur la circulation du virus West Nile en région : 18 cas humains autochtones, dont 9 dans les Bouches-du-Rhône, et 69 cas équins.

Par · Journaliste

3 min de lecture

Photo d'illustration
Photo d'illustrationCrédit : Egor Kamelev / Pexels, Licence Pexels

L'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur a diffusé le 4 septembre un communiqué sur la circulation du virus du Nil occidental, ou virus West Nile, en région. Santé publique France avait publié la veille un point de situation identique. La période de surveillance renforcée des cas humains a débuté le 1er mai et s'achève le 30 novembre.

Combien de cas ont été recensés ?

Au 31 août, 18 cas autochtones ont été confirmés en Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon Santé publique France. Neuf d'entre eux ont donné lieu à une hospitalisation, et six ont pris une forme neurologique. Leur répartition par département :

  • 9 dans les Bouches-du-Rhône ;
  • 6 dans le Vaucluse ;
  • 3 dans le Var.

Chez le cheval, 69 cas ont été confirmés au 2 septembre, principalement dans les Bouches-du-Rhône, indique l'Anses. L'agence relève des signaux émergents dans le Var et le Vaucluse.

L'ARS rappelle que la circulation du virus est documentée depuis de nombreuses années dans la région, où des cas humains et équins sont identifiés régulièrement. En 2026, cette circulation est « particulièrement intense » et les premiers cas ont été recensés plus tôt que les années précédentes.

Comment le virus se transmet-il ?

Le virus est transmis par des moustiques du genre Culex, qui se contaminent exclusivement après avoir piqué des oiseaux infectés. Le Culex est le moustique commun en France métropolitaine : il pique essentiellement en soirée et la nuit, à la différence du moustique tigre, actif de jour, vecteur de la dengue, du chikungunya et du zika.

L'homme et le cheval sont considérés comme des hôtes accidentels, précise l'ARS : ils ne peuvent pas retransmettre le virus par une piqûre de moustique. Le mode de transmission diffère donc de celui du premier cas autochtone de dengue détecté dans le 12e arrondissement de Marseille fin août.

Quels symptômes doivent alerter ?

Dans la plupart des cas, l'infection humaine est asymptomatique. Elle peut se manifester par un syndrome pseudo-grippal associant fièvre, maux de tête et douleurs musculaires, parfois accompagné d'une éruption cutanée. Plus rarement, elle provoque des complications neurologiques pouvant laisser des séquelles ou entraîner la mort.

L'ARS appelle à consulter immédiatement son médecin traitant en cas de fièvre d'apparition brutale, éventuellement accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d'une éruption cutanée, de troubles du comportement ou de propos incohérents.

Chez le cheval, la maladie prend une forme fébrile souvent inapparente, ou une forme neurologique marquée par l'abattement, des tremblements, une parésie ou une ataxie. La guérison spontanée intervient généralement en 20 à 30 jours, mais des formes graves avec paralysie et décès peuvent survenir. Les détenteurs d'équidés sont invités à contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire devant des signes neurologiques accompagnés d'hyperthermie.

Quelles mesures sont mises en place ?

Chaque cas humain déclaré à l'ARS fait l'objet d'une enquête menée avec Santé publique France Paca-Corse pour identifier les lieux possibles de contamination. L'Entente interdépartementale de démoustication Méditerranée intervient ensuite dans ces secteurs pour repérer et éliminer les gîtes de prolifération des moustiques Culex.

Des mesures de sécurisation des dons de sang et d'organes sont temporairement appliquées par l'Établissement français du sang et l'Agence de biomédecine dans les départements concernés.

Sur le volet animal, la surveillance de la mortalité d'oiseaux sensibles est activée de juin à novembre sur le littoral méditerranéen et dans le Vaucluse. Les morts de rapaces (buses, faucons, chouettes, hiboux) et de corvidés (corbeaux, pies, corneilles) peuvent être signalées au réseau Sagir, hors collisions routières, canards et pigeons.

Pour se protéger, l'ARS recommande des vêtements couvrants et amples en soirée, des moustiquaires aux portes et fenêtres, des répulsifs sur les zones de peau découvertes et l'élimination des eaux stagnantes : récipients vidés régulièrement, réserves d'eau de pluie couvertes hermétiquement, piscines et bassins inutilisés vidangés.

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