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Marché du Soleil : la justice ordonne la fermeture définitive du bazar marseillais

Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé lundi 7 septembre la fermeture définitive du marché du Soleil. Son fondateur Georges Dahan, 81 ans, écope de quatre ans de prison avec sursis.

Par · Journaliste

2 min de lecture

Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé, lundi 7 septembre, la fermeture définitive du marché du Soleil. La galerie couverte de 3 600 m², ouverte il y a une quarantaine d'années près de la porte d'Aix, dans le 2e arrondissement, ne rouvrira pas. La décision concerne une douzaine de prévenus, condamnés le même jour.

Quelles peines ont été prononcées ?

Georges Dahan, 81 ans, fondateur et propriétaire des lieux, a été condamné pour détention, production et vente de marchandise contrefaisante, ainsi que pour blanchiment. Trois de ses frères ont également été condamnés à des peines de prison avec sursis. Le tribunal a par ailleurs ordonné la confiscation des murs du marché.

Prévenu Peine
Georges Dahan, fondateur 4 ans de prison avec sursis
Trois de ses frères Prison avec sursis
Trois policiers municipaux 18 à 24 mois avec sursis et interdiction d'exercer

Une amende douanière de 49 millions d'euros a été prononcée, à payer solidairement par les principaux prévenus.

Que reprochait-on aux policiers municipaux ?

Trois policiers municipaux figurent parmi les condamnés. Selon France 3 Bouches-du-Rhône et 20 Minutes Marseille, ils s'étaient mis au service de la gérante du marché et lui transmettaient des informations sur les contrôles des autorités. En échange, ils recevaient des paires de baskets. Leur interdiction d'exercer s'ajoute à leur peine de prison avec sursis.

Que s'est-il passé en février ?

Le marché avait été fermé administrativement en février par arrêté préfectoral. Une opération des forces de l'ordre, menée pendant cinq jours sous l'autorité du parquet, avait conduit à la saisie de plus de 200 000 articles contrefaits, pour une contre-valeur estimée à 42 millions d'euros. Les saisies portaient notamment sur :

  • des vêtements ;
  • des chaussures et baskets ;
  • des lunettes ;
  • des parfums.

Ces copies de marques avaient fini par représenter jusqu'à 70 % des ventes du bazar, selon les deux rédactions. Le lieu accueillait auparavant des milliers de clients par jour, dans une galerie composée de stands.

La décision est-elle définitive ?

Non. Me Stéphane Ceccaldi, avocat de Georges Dahan, a fait savoir qu'il contestait le jugement et que son client ferait appel de la fermeture. La procédure d'appel laisse donc en suspens le sort du site, situé en plein centre de Marseille. Comme dans le dossier des transats évacués de la Grande Plage de La Ciotat, c'est une décision de justice qui met un terme à une exploitation commerciale contestée par les autorités.

Depuis la fermeture des portes du marché, l'activité tourne au ralenti dans le quartier de la porte d'Aix, longtemps fréquenté par une clientèle en quête de bonnes affaires. Le tribunal a rendu sa décision avant le terme de la fermeture administrative en cours.

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Rubriques :Marseille