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Virus West Nile : 18 cas humains en Paca, dont neuf dans les Bouches-du-Rhône

Santé publique France et l'ARS Paca ont publié le 3 septembre un point sur la circulation du virus West Nile. Dix-huit cas humains autochtones ont été confirmés au 31 août dans la région.

Par · Journaliste

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Photo d'illustrationCrédit : Ignacio Vazquez / Pexels, Licence Pexels

Santé publique France et l'ARS Paca ont diffusé le 3 septembre un point de situation sur la circulation du virus du Nil occidental en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dix-huit cas humains autochtones y ont été confirmés au 31 août, dont neuf dans les Bouches-du-Rhône. La période de surveillance renforcée des cas humains a débuté le 1er mai et se termine le 30 novembre.

Combien de cas ont été confirmés ?

Sur les 18 cas humains recensés au 31 août, neuf ont donné lieu à une hospitalisation et six ont pris une forme neurologique, indique Santé publique France.

La répartition par département est la suivante :

  • Bouches-du-Rhône : 9 cas ;
  • Vaucluse : 6 cas ;
  • Var : 3 cas.

Chez le cheval, l'Anses a confirmé 69 cas au 2 septembre, principalement dans les Bouches-du-Rhône, avec des signaux émergents dans le Var et le Vaucluse.

Cette circulation est-elle inhabituelle ?

Le virus est documenté depuis de nombreuses années dans la région, où des cas humains et équins sont identifiés régulièrement. Santé publique France relève qu'en 2026 la circulation est particulièrement intense et que les premiers cas ont été recensés plus tôt que les années précédentes.

Comment le virus se transmet-il ?

Le virus est transmis par les moustiques du genre Culex, qui se contaminent exclusivement après avoir piqué des oiseaux infectés. L'homme et le cheval sont des hôtes accidentels : ils ne peuvent pas retransmettre le virus par une piqûre.

Le Culex est le moustique commun en France métropolitaine. Il pique essentiellement en soirée et la nuit, à la différence du moustique tigre, vecteur de la dengue, dont un premier cas autochtone a été détecté à Marseille fin août.

Quels sont les symptômes ?

Dans la plupart des cas, l'infection est asymptomatique. Quand elle se manifeste, c'est par un syndrome pseudo-grippal : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, parfois une éruption cutanée.

Plus rarement, la maladie provoque des complications neurologiques pouvant laisser des séquelles, voire être mortelles. Chez le cheval, la forme fébrile est souvent inapparente et la forme neurologique se traduit par de l'abattement, des tremblements, une parésie ou une ataxie. La guérison intervient généralement en 20 à 30 jours, mais des paralysies et des décès peuvent survenir.

Quelles mesures sont mises en place ?

Plusieurs dispositifs sont activés dans les départements concernés :

  • sensibilisation des professionnels de santé au dépistage et au signalement par l'ARS et Santé publique France ;
  • enquête sur chaque cas humain déclaré pour identifier les lieux possibles de contamination ;
  • investigations de l'Entente interdépartementale de démoustication Méditerranée pour éliminer les gîtes de moustiques Culex ;
  • surveillance de la mortalité des oiseaux sensibles, activée de juin à novembre, avec signalement au réseau Sagir ;
  • mesures temporaires de sécurisation des dons de sang et d'organes par l'Établissement français du sang et l'Agence de biomédecine.

Le signalement au réseau Sagir concerne les rapaces et les corvidés, hors collision routière, canards et pigeons. Il s'effectue auprès du service départemental de l'Office français de la biodiversité ou de la fédération départementale des chasseurs.

Comment se protéger des piqûres ?

Santé publique France recommande de porter des vêtements couvrants et amples en soirée, d'équiper portes et fenêtres de moustiquaires et d'utiliser des répulsifs sur les zones de peau découvertes. L'agence conseille aussi d'éliminer les eaux stagnantes : vider les récipients, couvrir les réserves d'eau de pluie, vidanger les piscines et bassins inutilisés.

En cas de fièvre d'apparition brutale, accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires ou de troubles du comportement, l'agence appelle à consulter immédiatement son médecin traitant. Les détenteurs d'équidés doivent contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire devant tout signe neurologique associé à une hyperthermie.

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